Portrait d'Emmanuel Kant Introduction à la philosophie critique d'Emmanuel Kant
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Vocabulaire: Théorique Pratique Esthétique Anthropologique
Königsberg en 10 images Chronologie contemporaine à Kant
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Vocabulaire esthétique :

M :

Mesure (Mass, Messen):

La mesure d'un espace (en tant qu'appréhension) est en même temps la description de celui-ci, c'est-à-dire donc un mouvement objectif de l'imagination.

La progression: C'est la compréhension de la pluralité dans l'unité, non de la pensée, mais de l'intuition. La régression: C'est la compréhension du successivement saisi en un instant qui inversement supprime la condition temporelle dans le progrès de l'imagination et rend intuitionnable la coexistence.

Or, en tant que la succession temporelle dans le progrès est une condition du sens interne, liée à toute intuition, un mouvement subjectif de l'imagination, par lequel elle fait violence au sens interne, violence qui doit être d'autant plus sensible, que le quantum, que l'imagination comprend dans une intuition, est grand (Critique de la faculté de juger, Section I, livre II, §27, p97).

 

Métaphysique (Metaphysik):

Sur les objets de la métaphysique: Dieu, Liberté, Immortalité de l'âme, tels sont les problèmes dont tous les efforts de la métaphysique cherchent la solution comme leur but dernier et unique.

Mais avec de simples concepts ontologiques des choses en général ou de l'existence d'un être nécessaire, on ne peut construire le concept d'un être originaire déterminé par des prédicats donnés dans l'expérience, et qui pourrait ainsi servir à la connaissance; mais le concept qui fut fondé sur l'expérience de la finalité physique de la nature ne pouvait à son tour fournir une preuve satisfaisante pour la morale et par conséquent pour la connaissance d'un Dieu.

La détermination de ces deux concepts, aussi bien Dieu que l'âme ne peut se faire que par des prédicats, qui , bien qu'ils ne soient possibles que suivant un fondement supra-sensible, doivent cependant prouver leur réalité dans l'expérience, c'est ainsi seulement qu'ils peuvent rendre possible une connaissance d'êtres tout à fait supra-sensible.

Le seul concept de ce genre que l'on peut rencontrer dans la raison humaine est le concept de la liberté de l'homme soumis à des lois morales et au but final que la raison lui prescrit par celles-ci; ces lois et cette fin sont propres, les premières, à attribuer à l'auteur de la nature, la seconde à l'homme, les attributs qui contiennent la condition nécessaire à la possibilité de l'un et de l'autre; en sorte que cette Idée on peut conclure l'existence et la nature de ces êtres, qui autrement nous sont complètement cachés.

Ainsi la raison pour laquelle on n'a pu démontrer Dieu et l’immortalité dans une perspective simplement théorique, c'est que suivant cette voie (celle des concepts naturels) aucune connaissance du supra-sensible n'est possible. Qu'en revanche cela réussisse suivant une voie pratique (celle du concept de la liberté), la raison en est qu'ici le supra-sensible, qui se trouve en ceci au fondement (la liberté), fournit grace à une loi déterminée de causalité, qui en est issue, non seulement la matière pour la connaissance de l'autre supra-sensible (du but final moral et des conditions de sa réalisation), mais encore montre dans les actions sa réalité en tant que fait; c'est justement pour cela qu'il ne peut donner qu'une preuve valable à un point de vue pratique (qui est aussi la seule dont la religion ait besoin) (Section II, Dialectique, §91, p275-276).

 

Monstrueux :

Un objet est monstrueux lorsque par sa grandeur il réduit à néant la fin, qui en constitue le concept (Critique de la faculté de juger, Section I, livre II, §26, p92). Le terme de "monstrueux" indique ici simplement une relation en laquelle la grandeur est inconciliable avec la finalité (np92).

 

Morale (Moral):

Du principe a priori : Dans la "critique de la raison pratique" Kant a dérivé a priori le sentiment du respect des concepts moraux comme une modification originale de ce sentiment qui ne correspond exactement ni au sentiment de plaisir ni à celui de peine que nous procurent les objets empiriques. On peut alors dépasser les limites de l'expérience en faisant appel à une causalité, celle de la liberté qui repose sur l'essence supra-sensible du sujet, mais on ne dérive pas à proprement parler ce sentiment de l'Idée de la moralité comme cause, seule la détermination de la volonté en est dérivée. Or l'état d'esprit où la volonté est déterminée en une manière quelconque est déjà en soi un sentiment de plaisir identique à celui-ci, et il ne le suit donc pas comme effet. On ne peut donc l'admettre que si le concept de moralité comme concept d'un bien précédait la détermination de la volonté par la loi. Mais en ce cas le plaisir, qui serait lié au concept, serait vainement dérivé de celui-ci comme d'une simple connaissance (Critique de la faculté de juger, Section I, Livre I, §12, p65).
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