Portrait d'Emmanuel Kant Introduction à la philosophie critique d'Emmanuel Kant
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Vocabulaire esthétique :

C :

Caricature :

C'est lorsque l'élément caractéristique de l'Idée de l'espèce est exagéré, c'est-à-dire lorsqu'il porte préjudice à l'idée normale même (à la finalité de l'espèce) (Critique de la faculté de juger, Section I, Livre I, §17, p76).

 

Cause:

De la liaison causale: C'est une liaison qui constitue une série de causes et d'effet. De la liaison des causes efficientes (nexus effectivus) ou de la liaison causale de l'entendement ou encore de la liaison des causes réelles: C'est la liaison qui est toujours descendante, et les choses mêmes, qui comme effet en supposent d'autres comme causes, ne peuvent en même temps être à leur tour cause de celles-ci. De la liaison causale par les causes finales (nexus finalis) ou de la liaison causale conçu d'après un concept rationnel (des fins) ou encore de la liaison des causes idéales: C'est une liaison causale considérée comme une série qui présenterait une relation de dépendance aussi bien en un sens descendant qu'ascendant; et dans cette liaison la chose qui est désignée comme effet mérite cependant en remontant le nom de cause de la chose dont elle est l'effet (Critique de la faculté de juger, Section I, Analytique, §65, p192).

Causalité (Kausalität):

Causalité téléologique: C'est une cause dirigée vers des fins (Section II, Dialectique, §84, p244). Des différentes sortes de causes et de leur conditions: On peut chercher le fondement suprême de la causalité et ainsi le fondement inconditionné du conditionné soit dans l'ordre physique, soit dans l'ordre téléologique et cela n'est possible que lorsque on reconnaît l'existence de certaines choses (ou même seulement de certaines formes des choses) comme contingente et par conséquent comme possible seulement en vertu d'autre chose comme cause.

C'est dire que l'on peut demander: quelle est la cause suprême productrice? ou quelle est sa fin suprême (absolument inconditionnée), c'est-à-dire le but final de cette production ou de tous ses produits en général? On présuppose évidement que cette cause est capable de se représenter des fins, par conséquent qu'il s'agit d'un être intelligent, ou du moins que nous devons nous la représenter comme agissant suivant les lois d'un tel être.

De la cause suprême selon l'ordre téléologique:

Si l'on suit l'ordre téléologique, il y a un principe, auquel la raison humaine la plus commune est obligée de donner immédiatement son adhésion et qui est le suivant: s'il doit y avoir partout un but final, que la raison doit indiquer a priori, il ne peut être autre que l'homme (tout être raisonnable du monde) sous des lois morales (Section II, Dialectique, §87, p255).

Certes la grande finalité dans le monde nous contraint de penser pour elle une cause suprême et sa causalité comme causalité par un entendement, mais par là nous ne sommes nullement autorisés à lui attribuer cette intelligence (Section II, Dialectique, §91, p284).

 

Chagrin :

Du chagrin comme émotion vigoureuse: C'est une émotion vigoureuse lorsqu'il possède son fondement dans les Idées morales, en ce cas la disposition de l'esprit est sublime (Remarque générale sur l'exposition des jugements réfléchissants p112). Du chagrin comme émotion tendre: C'est une émotion tendre lorsqu'il se fonde sur la sympathie et s'il est aussi comme tel aimable. (Remarque générale sur l'exposition des jugements réfléchissants p112).

 

Classiques (les):

Modèles et classiques: Que l'on, puisse louer à bon droit les oeuvres de Anciens comme des modèles et qu'on nomme leurs auteurs classiques, comme s'ils formaient une certaine noblesse entre les écrivains, qui par son exemple donne au peuple des lois, c'est là ce qui semble indiquer des sources a posteriori du goût et réfuter l'autonomie de celui-ci en chaque sujet (Critique de la faculté de juger, Section I, livre II, §32, p118).

 

Colossale:

On nomme colossale la simple présentation d'un concept, qui est presque trop grand pour toute représentation (qui est à la limite du monstrueux relatif), c'est en effet, que la fin de la représentation d'un concept est rendue difficile par le fait que l'intuition de l'objet est presque trop grande pour notre faculté d'appréhension (Critique de la faculté de juger, Section I, livre II, §26, p92).

 

Comique (Komish):

On peut compter le comique entre les choses qui suscitent une gaieté proche du plaisir provenant du rire et qui appartient à l'originalité de l'esprit et non au talent des beaux-arts. Le comique en un bon sens est le talent de pouvoir se mettre dans une certaine disposition d'esprit en laquelle les choses paraissent tout autres que d'ordinaire (parfois même comme l'inverse de ce qu'elles sont), et sont cependant jugées d'après certains principes rationnels conformes à cette disposition (Critique de la faculté de juger, Section I, livre II, §54, p161).

 

Communication:

L'aptitude des hommes à se communiquer des pensées suppose un rapport de l'imagination et de l'entendement afin d'associer aux concepts des intuitions et inversement aux intuitions des concepts, qui s'unissent dans une connaissance; mais en ce cas l'accord des deux facultés de l'âme est légal et soumis à la contrainte de concepts déterminés. Ce n'est que lorsque l'imagination en sa liberté éveille l'entendement et que celui-ci incite sans concept l'imagination à un jeu régulier, que la représentation se communique, non comme pensée, mais comme un sentiment intérieur d'un état final de l'esprit.

 

"Le goût est ainsi la faculté de juger a priori de la communicabilité des sentiments, qui sont liés avec une représentation donnée (sans médiation d'un concept) " (Critique de la faculté de juger, Section I, livre II, §4, p129).

 

Communication et plaisir: Qu'il y ait un plaisir à pouvoir communiquer son état d'esprit, ne serait-ce qu'en ce qui concerne les facultés de connaître, c'est ce qu'on pourrait facilement montrer par l'inclination naturelle de l'homme pour les rapports sociaux (empiriquement et psychologiquement) (Critique de la faculté de juger, Section I, Livre I, §9, p61).

 

Communicabilité (Mitteilbarkeit, Mitteilungsfähigkeit):

Communicabilité universelle et devoir: Si l'on pouvait admettre que la simple communicabilité universelle de son sentiment possède déjà en soi un intérêt pour nous, on pourrait s'expliquer pourquoi le sentiment dans les jugements de goût est supposé de tous pour ainsi dire comme un devoir (Critique de la faculté de juger, Section I, livre II, §40, p129).

 

La communicabilité universelle de l'état d'esprit dans la représentation donnée, en tant que condition subjective du jugement de goût, est le fondement du jugement de goût (Critique de la faculté de juger, Section I, Livre I, §9, p60).

 

Concept (begriff):

La forme du concept: Elle se rapportent simplement à la possibilité de l'objet. La matière du concept ou l'intuition sensible: C'est ce qui nous donnent quelque chose, sans pour cela le faire connaître comme objet (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §76, p216).

 

Concept immanent: C'est un concept de l'entendement auquel une expérience correspondant adéquatement peut toujours être soumise et qui se nomme pour cette raison immanent. Ainsi les concepts de l'entendement doivent toujours comme tels être démontrables, c'est-à-dire que l'objet qui leur correspond doit toujours pouvoir leur être donné dans l'intuition (pure ou empirique), car c'est par là seulement qu'ils peuvent devenir des connaissances. (Critique de la faculté de juger, Section II, remarque I, p166).

Afin d'exposer la réalité de nos concepts des intuitions sont toujours nécessaire, or il existe deux sortes d'intuitions pure ou empirique, il y a donc deux sortes de concept:

Du concept empirique: S'il s'agit des concepts empiriques de l'entendement, les intuitions s'appellent des exemples. Du concept pur: S'il s'agit des concepts purs de l'entendement, les intuitions s'appellent des schèmes (Critique de la faculté de juger, Section II, §59, p173). Concept transcendant ou Idée de la raison: C'est un concept dont on ne peut jamais donner une connaissance de l'objet (Critique de la faculté de juger, Section II, remarque I, p166).

 

Connaissance (Erkenntnis):

De l'objet de connaissance en général: Si nous ne considérons que la manière dont une chose peut pour nous (d'après la constitution subjective de nos facultés de représentations) devenir objets de connaissance (res cognoscibilis), les concepts en ce cas ne sont pas rapprochés des objets, mais simplement de nos facultés de connaître et de l'usage que celles-ci peuvent faire (à un point de vue théorique ou pratique) de la représentation donnée; et la question de savoir si une chose est ou non un être connaissable n'est pas une question qui intéresse la possibilité des choses elles-mêmes, mais la connaissance que nous en avons.

Les choses connaissables sont de trois sortes: les objets d'opinion (opinabile), les faits (scibile), et les objets de croyance (mere credibile).

Des objets d'opinion: On ne peut avoir une opinion que des objets connaissables, c'est pourquoi les Idées rationnelles ne peuvent être l'objet d'opinion.

Ainsi les choses d'opinion sont toujours des objets d'une connaissance de l'expérience (objet du monde sensible) au moins possible en soi, mais qui est pour nous impossible, en raison du faible degré de la faculté que nous possédons (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §91, p271) (r: éther, extra-terrestre et esprit sans corps).

Des objets de connaissance comme faits: Les faits sont des objets connaissables en tant que concept, c'est-à-dire dont la réalité objective peut être prouvée (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §91, p272). Des objets de croyance: Les objets de croyances sont des objets qui en relation à l'usage conforme au devoir de la raison pure pratique (soit comme conséquences, soit comme principes) doivent être pensé a priori , mais qui sont transcendants pour l'usage théorique de la raison.

Ce sont: le bien suprême à réaliser dans le monde par la liberté, l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme comme condition concevables pour nous de la possibilité de réaliser ce bien suprême (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §91, p272).

Seuls des objets de la raison pure peuvent être des objets de croyance, mais non en tant qu'objets de la simple raison pure spéculative, car ils ne peuvent même pas alors être avec certitude rangés au nombre des choses, c'est-à-dire des objets de connaissance possible pour nous. Ce sont des Idées, c'est-à-dire des concepts, dont on ne peut assurer théoriquement la réalité objective.

En revanche, le but final suprême que nous devons réaliser, ce par quoi uniquement nous pouvons devenir digne d'être nous-mêmes but final d'une création, est une Idée qui possède pour nous sous un rapport pratique une réalité objective et c'est une chose, mais puisque nous ne pouvons donner à ce concept cette réalité à un point de vue théorique, c'est un simple objet de croyance de la raison pure, ainsi que, en même temps que celui-ci, Dieu et l'immortalité de l'âme comme conditions sous lesquelles seules, d'après la constitution de notre raison (humaine), nous pouvons concevoir la possibilité de cet effet de l'usage légitime de notre liberté.

 

"L'assentiment en matière de croyance est un assentiment à un point de vue pratique pur [... ] pour la connaissance pratique de la raison pure tendant à l'accomplissement de ses devoirs et qui n'élargit pas du tout la spéculation ou les règles pratiques de la prudence suivant le principe de l'amour de soi" (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §91, p273).

 

Ainsi la croyance qui se rapporte à des objets particuliers, qui ne sont pas des objets du savoir possible ou de l'opinion est purement morale. C'est un libre assentiment que nous admettons en vue d'un dessein suivant les lois de la liberté comme fondé sur la raison d'une manière suffisante pour le dessein de celle-ci; sans cela, en effet la pensée morale se heurtant aux exigences de la raison théorique concernant la preuve (de la possibilité de l'objet de la moralité) perd toute vraie solidité et flotte entre des commandements pratiques et des doutes théoriques (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §91, p275).

 

Couleur:

Couleurs et sons: Thèse de Euler (philosophe et mathématicien allemand (1707-83) :

Les couleurs sont des vibrations de l'éther se succédant à intervalles égaux, comme les sons sont des vibrations régulières de l'air ébranlé, et l'esprit ne perçoit pas seulement par le sens leur effet sur l'activité de l'organe, mais perçoit aussi par la réflexion le jeu régulier des impressions (par la suite la forme dans la liaison de représentations différentes), dés lors couleurs et sons ne seraient pas de pures sensations et elles pourraient être comptées parmi les belles choses (Critique de la faculté de juger, Section I, Livre I, §14, p67).

Couleur simple et composée: Toutes les couleurs simples sont considérées comme belles dans la mesure où elles sont pures, les couleurs composées n'ont pas ce privilège, c'est que puisqu'elles ne sont pas simples, on ne possède aucune mesure pour estimer s'il faut les dire pures ou impures.

Les couleurs qui enluminent le trait appartiennent aux attraits, certes elles peuvent rendre l'objet lui-même vivant pour la sensation; elles ne sauraient le rendre digne d'être contemplé et beau, bien plus: elles sont le plus souvent limitées par ce que la belle forme exige et même, lorsque l'attrait est toléré, c'est par la belle forme seule qu'elles sont ennoblies (Critique de la faculté de juger, Section I, Livre I, §14, p68).

 

Création (Schöpfung) :

Sous le mot de création nous n'entendons rien d'autre que la cause de l'existence d'un monde, ou des choses qui sont en celui-ci (les substances), c'est ailleurs le sens propre du terme; il n'implique donc pas encore la présupposition d'une cause agissant librement et par conséquent intelligente, dont nous voulons avant tout démontrer l'existence (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §87, np256).

 

Croyance (Glaube):

D'un point de vue pratique:

 

"La croyance (comme habitus, non comme actus) est la manière de penser morale de la raison dans l'assentiment à ce qui est inaccessible à la connaissance théorique" (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §91, p274).

 

Elle est donc le principe permanent de l'esprit consistant à admettre comme vrai ce qu'il est nécessaire de présupposer comme condition pour la possibilité du but final moral suprême, en raison de l'obligation qui s'y attache, encore que nous puissions en reconnaître la possibilité, pas plus ailleurs que l'impossibilité (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §91, p274).

Dans l'acception simple: la croyance est la confiance de pouvoir accomplir un projet, dont la réalisation est un devoir, mais dont nous ne pouvons apercevoir la possibilité de réalisation (Critique de la faculté de juger, Section II, Dialectique, §91, p274).
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