Portrait d'Emmanuel Kant Introduction à la philosophie critique d'Emmanuel Kant
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Vocabulaire: Théorique Pratique Esthétique Anthropologique
Königsberg en 10 images Chronologie contemporaine à Kant
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Vocabulaire anthropologique :

E :

Effacement:

C'est une sorte de timidité et de crainte de ne pas paraître à son avantage aux yeux des autres (Didactique anthropologique, § 77/p114).

 

Effronterie:

C'est l'aplomb qui donne l'apparence de ne tenir pour rien le jugement d'autrui sur soi (Didactique anthropologique, § 77/p114)

 

Egoïsme:

Du jour où l'homme commence à dire " Je " , il fait apparaître partout où il le peut son moi bien-aimé et l'égoïsme progresse de manière, sinon manifeste (car l'égoïsme des autres s'oppose à lui), du moins enveloppé: et cela par un renoncement apparent et par une prétendue modestie, il cherche à se ménager d'autant plus sûrement, dans le jugement des autres, une prééminente valeur (Didactique anthropologique, p 18).

De la tripartition de l'égoïsme ou des trois formes de présomption: De l'égoïsme logique ou de la forme de présomption de l'entendement:

L'égoïste logique est celui qui ne tient pas pour nécessaire de vérifier son jugement d'après l'entendement d'autrui, comme s'il n'avait aucun besoin de cette pierre de touche.

Exemple: La liberté de s'exprimer est un moyen important d'éprouver l'exactitude de nos propres jugements: cela signifie que la limite est le coup d'audace qui est de risquer devant le public une affirmation qui contredit l'opinion générale, surtout celle des gens intelligents: cette manifestation d'égoïsme s'appelle le goût du paradoxe: C'est avoir du courage à avancer quelque chose lorsqu'il y a du danger de ne trouver accès qu'auprès d'un petit nombre de personne, la prédilection du paradoxe est l'excentricité logique: on ne veut pas imiter les autres mais passer pour un homme d'exception, en fait, on ne manifeste par là que sa singularité, en ce sens, ce n'est qu'affirmer son sentiment propre mais avoir le goût du paradoxe ne doit pas être pris en mauvaise part s'il n'est pas fondé sur le vain désir de se distinguer (Didactique anthropologique, p 19).

De l'égoïsme esthétique ou de la forme de présomption du goût:

L'égoïste esthétique est celui qui se contente de son propre goût, c'est pourquoi il se dérobe à tout perfectionnement, s'isolant dans le jugement, s'applaudissant lui-même et ne cherchant qu'en soi le critère de la beauté esthétique (Didactique anthropologique, p 19).

De l'égoïsme morale ou de la forme de présomption de l'intérêt pratique:

L'égoïste morale est celui qui ramène toutes les fins à soi, qui ne voit d'utilité qu'en ce qui lui est utile et qui, par eudémonisme, ne fonde la destination suprême de son vouloir que sur son utilité, sur son bonheur personnel et non sur la représentation du devoir: chaque homme se fait une idée différente de ce qui compte pour son bonheur et cet égoïsme conduit à n'avoir aucun critère pour l'exacte concept du devoir en tant qu'il doit être un principe universellement valable: tous les eudémonistes sont donc des égoïstes pratiques (Didactique anthropologique, p 19).

 

Enjouement:

La disposition à l'enjouement est dans la plupart des cas, une qualité du tempérament, mais elle peut être aussi un effet des principes (comme le principe d'Epicure ou principe de plaisir qui devait désigner à proprement parler le coeur continuellement enjoué du sage) (Didactique anthropologique, § 62/p97).

 

Emerveillement:

De l'émerveillement devant l'inouï:

Il semble que l'émerveillement devant l'inouï ait en soi beaucoup d'attrait pour un esprit faible; non pas seulement parce qu'il fait tout à coup des découvertes, mais parce qu'il est libéré d'un usage de la raison qui lui pèse et qu'il invite les autres à le rejoindre dans l'ignorance (Didactique anthropologique, p 35).

 

Emotion:

Des différentes émotions: Du sentiment agréable et désagréable:

C'est le sentiment qui pousse le sujet à rester dans l'état où il se trouve (agréable) ou à l'abandonner (désagréable) (Didactique anthropologique, § 76/p111).

Du sentiment de plaisir et de déplaisir (joie et tristesse) :

C'est le sentiment agréable ou désagréable qui est lié à la conscience (Didactique anthropologique, § 76/p111).

De l'effroi et du saisissement:

C'est une crainte soudaine qui met l'âme hors d'elle même. A l'effroi ressemble le saisissement qui frappe (sans affoler encore) et incite l'esprit à se recueillir déjà pour la réflexion (Didactique anthropologique, § 76/p111).

De la colère:

C'est un effroi qui, sur le moment même, excite les forces à s'opposer sans délai au mal (Didactique anthropologique, § 76/p112).

De l'anxiété:

C'est la crainte d'un objet dont la menace est indéterminée (Didactique anthropologique, § 76/p112).

De la honte:

C'est l'angoisse de se voir méprisé par une personne présente: dans cette mesure elle est une émotion (Didactique anthropologique, § 76/p112).

De la division des émotions par analogie avec le système Brown:

De l'émotion sthéniques:

C'est une émotion forte, c'est dans sa nature d'exciter la force vitale, mais par là même, de l'épuiser souvent (Didactique anthropologique, § 76/p112).

De l'émotion asthénique:

C'est une émotion faible et il est de sa nature de détendre la force vitale, mais par le fait même d'en ménager souvent le rétablissement le rétablissement (Didactique anthropologique, § 76/p112).

Du rire:

Le rire doublé d'émotion est une jubilation convulsive (Didactique anthropologique, § 76/p112).

Du chagrin:

C'est la sensation dont les larmes accompagnent la sensation dissolvante d'une colère impuissante devant le destin ou devant autrui, et des injures qu'ils ont fait subir (Didactique anthropologique, § 76/p112).

Des émotions qui paralysent les fins qu'elles se proposent:

C.F. la colère, la honte, l'étonnement.

Des émotions par lesquelles la nature favorise mécaniquement la santé:

cf. le rire et les larmes. Leurs effusion libèrent la force vitale de ce qui les entrave.

Des sentiments corporels apparentés aux émotions:

Ils sont instantanés, éphémères et ne laissent pas de trace comme le frisson où on a l'impression d'être transi par de l'eau froide. En fait c'est la pure pensée du danger (on sait bien qu'il n'existe pas) qui produit cette impression: celle-ci ne paraît pas désagréable, si elle n'est qu'un accès de peur et non de panique (Didactique anthropologique, § 79/p118).

 

Emotion:

C'est le sentiment d'un plaisir ou d'un déplaisir actuel qui ne laisse pas le sujet parvenir à la réflexion (Didactique anthropologique, § 73/p109).

Caractéristique de l'émotion: Dans l'émotion, l'esprit surpris par l'impression perd l'emprise de soi-même. Elle se déroule dans la précipitation c'est-à-dire qu'elle croît rapidement jusqu'au degré de sentiment qui rend la réflexion impossible (Didactique anthropologique, § 73/p109). De l'émotion dans la colère: "Ce que l'émotion de la colère ne fait pas dans sa précipitation, elle ne le fera jamais; elle a la mémoire courte" (Didactique anthropologique, § 74/p109). Du gouvernement de l'esprit par rapport aux passions: Remarque sur l'émotion et la passion:

Etre soumis à l'émotion et à la passion est toujours une maladie de l'âme puisque toutes deux excluent la maîtrise de la raison. Dans l'un et dans l'autre, même degrés de violence, mais elles diffèrent en qualité: tant pour les prévenir que pour les guérir, un médecin aurait à employer des méthodes différentes (Didactique anthropologique, § 73/p109).

Du gouvernement de l'esprit par rapport aux émotions: Du principe d'apathie comme principe morale juste et sublime dans l'école stoïcienne:

C'est un principe qui veut que le sage ne soit jamais ému , car l'émotion rend plus ou moins aveugle (Didactique anthropologique, § 75/p110).

De l'apathie comme disposition provisoire de la nature: L'apathie est enracinée en nous comme une disposition qui doit tenir les rênes provisoirement, en attendant que la raison soit parvenue au degrés de force qui convient; c’est-à-dire qu'elle a ajouté aux principes moraux qui portent au bien, la stimulation de l'attrait pathologique (sensible) comme substitut temporaire de la raison (Didactique anthropologique, § 75 /p110). Raison et émotion: Quand la raison se représente ce qui est moralement bon, la raison peut stimuler le vouloir grâce à la liaison de ses Idées avec des intuitions qui leur sont subordonnées. Si la raison anime l'âme à la perspective du bien, ce n'est pas qu'elle soit effet mais cause d'une émotion, dans ce cas la raison tient toujours les rênes: c'est elle qui suscite l'enthousiasme du bon propos: il faut attribuer celui-ci à la faculté de désirer, non à celui de l'émotion, sentiment plus violent qui relève de la sensibilité (Didactique anthropologique, § 75/p111).

Celui dont le regard inquisiteur et réfléchi scrute l'ordonnance de la nature dans son immense multiplicité est stupéfait d'une sagesse à laquelle il ne s'attendait point: c'est un émerveillement auquel on ne peut s'arracher; mais cette émotion ne peut être suscitée que par la raison; et on éprouve une sorte de frisson sacré à voir s'ouvrir sous ses pieds l'abîme de supra-sensible (Didactique anthropologique, § 79/p116).

 

Ennui:

C'est une douleur négative éprouvée par celui qu'aucune douleur positive n'incite à l'action. En ce sens, c'est une absence de sensation que l'homme perçoit en lui-même lorsqu'il essaie de satisfaire son instinct vital (Didactique anthropologique, § 60/p95).

 

Ensorcellement:

C'est un leurre des sens qui ne relève pas, dit-on, des causes naturelles: car le jugement sur l'existence d'un objet (ou sa nature) se modifie quand on y prête attention et on juge que cet objet n'existe pas, les sens paraissent alors se contredire (Didactique anthropologique, p 34).

 

Entendement:

En tant que faculté de connaître, elle comprend la faculté de saisir les représentations données (l'intuition de l'objet), la faculté d'isoler, c’est-à-dire ramener le général au particulier (le concept de l'objet), et la faculté de réfléchir pour en produire une connaissance (Didactique anthropologique, p 25).

De la tête, de l'âne et du génie: La tête est celui qui possède ces facultés à un degrés supérieur

l'âne celui qui les possède à un degrés démesuré et le génie celui qui les possède marquées par l'originalité (Didactique anthropologique, p 25).

De l'entendement sain et de l'esprit lucide: L'entendement sain ou le sens commun c’est-à-dire le bon sens, est l'habileté à appliquer des règles, sa supériorité se montre que par rapport à un objet de l'expérience, supériorité non seulement à accroître sa connaissance par l'expérience, mais encore à élargir celle-ci d'un point de vue non spéculatif, mais empirique et pratique et ce point de vue requiert des expériences, c’est-à-dire des jugements, qui peuvent être continuellement confirmés par l'essais et le succès. L'esprit lucide c’est-à-dire l'esprit perspicace est celui qui caractérise les gens de science: ils sont habiles par eux-mêmes et cela avant toutes application des règles (Didactique anthropologique, p 26).

Des incapacités d'un entendement sain dans son exercice:

Celle-ci imposent que la majorité du sujet soit retardé jusqu'à la maturité convenable, ou qu'il soit remplacé par une autre personne pour les affaires civiles.

De l'homme sous tutelle:

On dit qu'un homme est sous tutelle quand un homme est frappé d'incapacité dans l'usage particulier de son entendement pour les affaires civiles.

De l'homme mineur:

On dit d'un homme qu'il est mineur si son incapacité pour les affaires civiles est due à la non maturité de l’âge (Didactique anthropologique, p 77).

Les maximes de l'entendement:

 

" L'entendement qui va à l'universel, mais par là doit se prêter à l'abstraction, encourt le reproche d'aridité " (Didactique anthropologique, p 31).

 

Entendement:

De la faculté supérieure de connaître ou faculté intellectuelle de connaître ou encore de l'entendement:

 

" Nous allons voir maintenant dans quelle mesure, il vaut mieux suivre son chemin à la lumière de l'entendement " (Didactique anthropologique, p 68).

 

L'entendement doit contenir la faculté de saisir les représentations données pour reproduire l'intuition de l'objet, la faculté d'isoler ce qui est commun à plusieurs représentations pour produire le concept de ces objets et la faculté de réfléchir pour en produire la connaissance (Didactique anthropologique, p 25).

L'objet de cette faculté sont les représentations qui comportent une pure action (la pensée). Elle a le caractère de la spontanéité de l'aperception, c’est-à-dire de la pure conscience de l'action qui constitue la pensée, et relève de la logique (Didactique anthropologique, p 27).

L'entendement est une faculté de penser en tant que penser signifie se représenter quelque chose par des concepts. La faculté des concepts saisit l'universalité des représentations des objets, la règle à la quelle le multiple des intuitions sensibles doit être subordonnée pour produire l'unité dans la connaissance de l'objet (Didactique anthropologique, p 68).

Entendement et sensibilité: L'entendement est plus élevé que la sensibilité, mais celle-ci est nécessaire, il n'y a donc pas de rivalité de rang (Didactique anthropologique, p 68). Entendement et enseignement: L'enseignement peut enrichir l'entendement naturel de nombreux concepts et le pourvoir de règles (Didactique anthropologique, p 70). De l'entendement dans son sens particulier: En tant qu'élément dans une division qui comprend deux autres termes (à savoir le jugement et la raison), il est soumis à l'entendement au sens général ( c’est-à-dire de l'entendement en tant que faculté de connaître supérieure) (Didactique anthropologique, p 68). De l'entendement dans son sens général: En tant que la faculté de connaître supérieure, elle doit être considérée matériellement, c’est-à-dire non pas en elle-même, mais dans un rapport à la connaissance d'un objet, c’est-à-dire qu'elle consiste en:

 

Entendement, jugement et raison.

 

Les maximes de la faculté supérieure de connaître:

 

Un entendement sain, un jugement exercé et une raison profonde.

 

Cela constitue toute l'ampleur de la faculté intellectuelle de connaître dans la mesure où celle-ci est considérée comme une aptitude à animer la pratique, c’est-à-dire à se proposer des fins (Didactique anthropologique, p 69).

Comparaisons anthropologique des trois facultés supérieures de connaître (de l'entendement en général) :

De l'entendement juste:

Un entendement juste brille par la conformité des concepts à la connaissance des objets, c’est-à-dire celui qui a, pour saisir la vérité, capacité et adresse, et cela en tant que le concept doit s'accorde avec l'objet de sa détermination. L'entendement juste, qui suffit pour les concepts de la connaissance commune, s'appelle l'entendement sain ( c’est-à-dire qui convient pour l'usage quotidien). En ce sens, un entendement droit et juste impose lui-même des limites à l'étendue du savoir qu'on exige de lui, et celui qui l'aura reçu de la nature en usera avec réserve (Didactique anthropologique, p 68).

Si par le mot d'entendement, on vise en général la faculté de connaître les règles (et par conséquent de connaître par les concepts, enveloppant ainsi toute la faculté supérieure de connaissance, on ne doit pas par là entendre les règles d'après lesquelles la nature dirige l'homme dans ses comportements (l'instinct), mais seulement les règles qu'il fait lui-même (cela signifie que ce qu'il apprend et mémorise selon les lois de l'imagination reproductrice est fait sans l'aide de l'entendement). Un entendement juste, c'est un entendement sain dans la mesure où ces concepts sont conformes aux fins qu'on veut atteindre en les utilisant.

Un entendement juste est de toutes les facultés intellectuelles, la première et la plus importante car il parvient à ses fins avec la plus grandes économie de moyens (Didactique anthropologique, p 69).

De l'acuité de l'entendement:

L'entendement sous sa forme commune et saine ne prétend ni à l'esprit ni à l'acuité: ceux-ci constituent une sorte de luxe intellectuel, alors que l'entendement se limite à ce qui est véritablement nécessaire (Didactique anthropologique, p 72).
 

Enthousiasme:

C'est le fait d'ajouter de l'émotion au fantasme (Didactique anthropologique, p 72).

 

Epouvante:

C'est le sentiment désagréable du sublime, en tant que celui-ci a quelque chose d'attrayant mais aussi de crainte, par un triomphe continuel de la douleur (que procure la crainte) (Didactique anthropologique, § 68/p103).

 

Esprit:

Esprit et costume: " On reçoit son hôte d'après son costume; on le reconduit selon son esprit " (Didactique anthropologique, p roverbe russe) (Didactique anthropologique, p 24).

 

L'esprit de l'écolier: C'est de recourir aux principes étudiés et concertés (Didactique anthropologique, p 26). L'esprit d'intrigue ou de la malice: Il est souvent considéré comme les formes d'un entendement de qualité, mais mal utilisé; en fait il s'agit chez des hommes très limités d'une manière de penser qu'il faut distinguer de l'intelligence dont elle a l'apparence (Didactique anthropologique, p 69). L'esprit lucide ou l'esprit perspicace: Est celui qui caractérise les gens de science: ils sont habiles par eux-mêmes et cela avant toute application des règles (Didactique anthropologique, p 26). L'esprit architectonique: Il saisit méthodiquement l'enchaînement de toutes les sciences et la manière dont elles se soutiennent les une les autres, il n'est qu'un génie subalterne ( §59/p90). L'esprit autodidacte: Les autodidactes sont ceux dont l'esprit ne peut que suivre la nature, ils peuvent dans bien des cas passer pour des génies: c'est que, tout en ayant pu apprendre des autres beaucoup de ce qu'ils savent, ils l'ont tiré de leur propre réflexion, et ils sont des génies dans ce qui n'est pas en soi matière à génie (le domaine des arts mécaniques) ( §59/p90). Des déficiences et des maladies de l'esprit: Des maladies de l'esprit:

Les chimères (hypocondries) :

C'est lorsque le malade est conscient que le cours de ses pensées ne sont pas justes: joie et chagrin intempestifs et par suite caprice, alternent en lui, comme le temps qu'on doit prendre comme il vient. Les accès inopinés (au fantasme et à l'enthousiasme) qui saisissent les personnes chimériques sont des crises de fantasmagorie (Didactique anthropologique, p 72). Certaines sensations internes découvrent moins un mal réel et actuel dans le corps qu'elles n'en font naître le souci, et la nature humaine a cette propriété particulière de renforcer ou de prolonger, par l'attention portée à certaines sensations locales, le sentiment qu'on a (Didactique anthropologique, p 79). L'hypochondrie, dans la mesure où elle est la maladies des chimères, est à l'origine du mal physique purement imaginaire; le malade a conscience que ce sont des imaginations; mais de temps en temps il ne peut s'empêcher de les tenir pour réelles: ou inversement, à partir d'un mal physique réel, il ne peut s'empêcher d'imaginer que mille accidents extérieurs et soucis fâcheux surviennent dans ses affaires; mais tous ceci s'évanouit, dés que, la digestion achevée la flatuosité disparaît. En ce sens l'hypochondriaque est un homme de chimères (de fantasmagorie) de la plus pitoyable espèce: entêté à ne pas se laisser désabuser de ses imaginations. Pour caractériser cette imagination, il faut ajouter l'enjouement extraordinaire, l'esprit vif, le rire joyeux, auxquels ce malade se sent parfois livré et qui forment le jeu toujours changeant de ses humeurs (Didactique anthropologique, p 80).

De la songerie mélancolique:

Elle peut être une affliction simplement illusoire, que se crée le morose persécuteur de soi-même (toujours prêt à se ronger).

Les perturbations de l'esprit (la manie) :

La manie consiste dans le cours arbitraires des pensées, qui a ses propres règles (subjectives), mais dans un sens opposé aux règles (objectives) qui coïncident avec les lois de l'expérience (Didactique anthropologique, p 72).

Les perturbation de l'esprit concernant la représentation sensible:

Du point de vue de la sensibilité:

Elle est imbécillité ou délire.

Du point de vue du jugement et de la raison:

Lorsqu'elle trouble le jugement et la raison, elle est divagation ou démence.

Des déficiences de l'esprit quand à la faculté de connaître:

cf.: tête obtue, compréhension, stupidité, sottise, l'homme avisé et intelligent, honnête, niaiserie, , distraction, dissipation, absence.

Du talent de l'esprit ou de l'esprit productif ou encore de l'homme spirituel: On est spirituel ou bien en comparant ou bien en argumentant.

Cet esprit joint (assimile) des représentations hétérogènes qui souvent, selon la loi de l'imagination (de l'association), sont fort éloignées l'une de l'autre, c'est une faculté d'assimilation qui relève de l'entendement (en tant que faculté de la connaissance de l'universel) dans la mesure où il ramène les objets à des espèces.

Il a besoin ensuite de la faculté de juger pour déterminer le particulier sous l'universel, et appliquer la faculté de penser à la connaissance. Avoir de l'esprit relève, comme talent particulier, d'une sensibilité généreuse dans l'échange des pensées: d'une propriété de l'entendement en général fort difficile à expliquer en quelque sorte sa complaisance qui contraste avec la rigueur de l'entendement dans l'application de l'universel au particulier (des concepts de classes à ceux d'espèces) : c'est que celle-ci limite aussi bien le pouvoir d'assimilation que la tendance à assimiler ( §54/p8586).

De la différence spécifique de l'esprit qui compare et de l'esprit qui spécule: De l'esprit qui spécule:

De l'esprit judicieux:

C'est celui qui dans une oeuvre de l'esprit réunie les dispositions suivantes à un degré élevé: à savoir, en un premier temps, trouver des ressemblances entre des choses dissemblables et ainsi de donner à l'entendement une matière pour rendre ses concepts universels, et dans un second temps, avoir un jugement qui limite les concepts et contribue plus à leur rectification qu'à leur élargissement, ce qui est limitatif mais sérieux, rigoureux du point de vue de la liberté de penser ( §55/p86).

 

" L'esprit cherche à être inspiré, le jugement s'efforce d'être éclairé "
" L'esprit s'intéresse à la source, le jugement à la nourriture "
" L'esprit qui se joue avec les mots est insipide "
" La vaine rumination du jugement (micrologie) est pédantesque "
" L'esprit de malice naît de la disposition pour le paradoxe "
 " L'esprit pesant est celui dont le travail suscite plus d'admiration que d'amusement " ( §55/p86).

Esprit en tant que faculté:

C’est la faculté de penser le général pour l'appliquer au particulier, il s'agit pour lui de remarquer l'identité d'une multiplicité qui est en partie identique (Didactique anthropologique, p 71).

De l'acuité de l'esprit: C'est la faculté dont l'éminence du talent consiste à remarquer les plus petites ressemblances ou dissemblances (Didactique anthropologique, p 71). L'acuité ajoutée à l'esprit donne la richesse d'une tête bien faite (Didactique anthropologique, p 72). De la subtilité de l'esprit: La subtilité de l'esprit consiste en des remarques qui relèvent de l'acuité de l'esprit, mais si elles n'enrichissent pas la connaissance, ce sont des vaines finesses, des arguties oiseuses. En effet la manière dont les remarques subtiles utilisent l'entendement a beau ne pas être fausse, elle a le tort d'être inutile (Didactique anthropologique, p 72). Le principe spirituel: C'est le principe qui anime l'esprit par les idées. En ce sens le principe spirituel est la faculté productrice de la raison qui propose un modèle pour chaque forme a priori de l'imagination. Principe spirituel et goût: Le premier principe a pour fonction de produire des idées et le goût pour en ajuster la forme aux lois de l'imagination productrice et ainsi les façonner d'une manière original (sans imitation) C'est pourquoi on dira de l'oeuvre d'art (ou oeuvre poétique) que c'est une oeuvre qui unit en sa composition ces deux principes (Didactique anthropologique, § 71/p105).

Esthétique:

L'égoïste esthétique: cf.: égoïsme/égoïsme esthétique. Les maximes de l'esthétique:

" L'activité esthétique dont la première exigence est la popularité, trace un chemin qui peut échapper à ces deux défaut [les reproches de superficialité pour la sensibilité et de l'aridité pour l'entendement] " (Didactique anthropologique, p 31).

 

Etat:

Le chef d'état: " Les chefs d'Etat s'intitulent pères de la patrie parce qu'ils s'entendent mieux que leur sujet à les rendre heureux; le peuple cependant est condamné pour son propre bien à une tutelle permanente " (Didactique anthropologique, p 77).

Et quand Adam Smith dit injustement de ces chefs d'Etats qu'ils sont les plus grands gaspilleurs du monde, il est contredit par les lois somptuaires qui on été promulguées avec sagesse dans beaucoup de pays (Didactique anthropologique, p 77) (Adam Smith La richesse des nations LII, chap. III).

 

Etonnement:

C'est le sentiment agréable du sublime, en tant que celui-ci a quelque chose d'attrayant mais aussi de crainte, par un triomphe continuel sur la douleur (que procure la crainte). Et qu'il s'agisse d'une description ou d'une représentation elle peut et doit toujours être belle (donc attrayante) sinon l'étonnement devient épouvante (Didactique anthropologique, § 68/p103).

C'est l'embarras de se trouver devant l'inopiné; c'est une excitation du sentiment qui inhibe d'abord le jeu naturel des pensées, il est donc désagréable (Didactique anthropologique, § 78/p116).

 

Etre:

Sur l’expression " être hors de soi " : C'est le cas d'émotion profonde, surgissant soudainement, on n'est pas maître de soi-même, l'usage des sens extérieurs est en quelque sorte paralysé (Didactique anthropologique, p 46).

 

Etude:

Du zèle dans les études: La nature prévient elle-même de pareilles surcharges du savoir: celui qui étudie se dégoûte des choses sur lesquelles il s'est cassé la tête, et en vain ( §53/p84).

 

Eudémonisme:

Des eudémonistes comme égoïstes pratiques: cf.: l'égoïsme /l'égoïste morale.

 

Evanouissement:

Il fait suite à un vertige et est un prélude à la mort (Didactique anthropologique, p 46).

 

Exaltation:

C'est lorsque l'originalité de l'imagination ne s'accorde pas aux concepts (50) (cf.: le génie). C'est aussi lorsque la démence est originale tout en étant involontaire dans ses accès, c’est-à-dire lorsque les Idées jaillissent aisément mais sans règles, et qui concerne la raison (Didactique anthropologique, p 73).

De l'exaltation proche de l'hallucination: les conditions: si certain jugements et manières de voir sont acceptés comme immédiatement issu du sens interne;

si le sens interne est considéré comme étant son propre maître;

si les sensations sont considérés comme ayant valeur de jugements;

alors on tombe dans une pure et simple exaltation proche parente de l'hallucination.

Par rapport à la philosophie de Swendenborg: C'est donner les phénomènes réels du monde qui s'offre aux sens pour un pur symbole d'un monde intelligible qui serait maintenu en réserve et caché (Didactique anthropologique, p 64).

 

Existence:

Le dégoût de l'existence: Il est dû à l'absence des sensations auxquelles l'esprit tend sans cesse, à l'ennui éprouvé comme inertie pesante et lassitude pour toute occupation qui pourrait s'appeler travail et chasser ce dégoût par la peine qui l'accompagne; c'est un sentiment extrêmement néfaste, dont la cause est la nonchalance (à un repos sans fatigue préalable) : l'homme est satisfait de lui-même quand il ne fait rien, car alors il ne fait rien de mal (Didactique anthropologique, p 35).

 

Expérience ou la connaissance empirique:

" Toute expérience n'est que la connaissance des objets tels qu'ils nous apparaissent et non pas tels qu'ils sont " (Didactique anthropologique, p 27).

 

L'expérience est une connaissance empirique, mais la connaissance, en tant qu'elle repose sur les jugements, nécessite la réflexion (Didactique anthropologique, p 27).

Une expérience est l'unification de phénomènes selon les lois de l'entendement (Didactique anthropologique, p 28).

Sujet et expérience: C'est le caractère propre du sujet et de la réceptivité qui détermine de quel mode sera l'intuition sensible à laquelle fait suite la pensée de cet objet (le concept de l'objet) (Didactique anthropologique, p 27).

 

Extravagance:

C'est le délire doublé d'émotion (Didactique anthropologique, p 73).

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